E- TOOLIA I CONTACT

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AAOO 01-2020/PRM Elaboration des divers supports de communication dans le cadre de la campagne de communication pour promouvoir le PPP (Relance)

[Jeu concours] Trouver le nom de la plateforme pour les PME

La Confédération Suisse a octroyé une aide financière à l’EDB Madagascar en vue de financer une plateforme ou une « boîte à outils en ligne pour les startups et les PME»

Contribuez à la création de la nouvelle plateforme virtuelle qui appuiera spécialement les startups, les PME, les jeunes et femmes entrepreneurs pour :

  • leur renforcement de capacité
  • l’amélioration de connaissances sur leur secteur d’activité
  • l’accompagnement via des avis pertinents et conseils
  • la rencontre de potentiels partenaires
  • la découverte d’opportunités d’affaires

Le nom devra être  court, significatif, facile à retenir et avoir un lien avec les mots clés autour de l’entrepreneuriat, le renforcement de capacité, l’appui aux jeunes entrepreneurs.

Toutes les propositions seront soumises à un jury interne qui délibérera et choisira ensuite LE nom qu’aura la nouvelle plateforme.

Les 4 personnes ayant fait les meilleures propositions remporteront des lots de marque SIGG.

Pour en savoir plus sur le projet, cliquez ici

 


 

Pour participer au jeu concours et tenter de gagner des lots de la marque SIGG, veuillez remplir les champs ci-dessous.

 

RÈGLEMENT DU CONCOURS POUR LA CRÉATION DU LOGO DE LA NOUVELLE BOITE A OUTILS « E-TOOLIA » DE L’EDBM

Article 1. Objectif du concours

L’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) organise un concours de création de logo pour la nouvelle plateforme numérique : la nouvelle boîte à outils « E-TOOLIA »  de l’EDBM.

Le concours se tiendra du 19 Novembre 2020 jusqu’au 4 Décembre 2020. Le présent règlement définit les règles juridiques et les modalités pratiques applicables pour ce concours.

 

Article 2. Participants au concours

Ce concours est ouvert au grand public. La participation au concours entraîne l’entière acceptation du présent règlement dans son intégralité.

Chaque candidat devra envoyer sa création par courrier électronique à l’adresse communication@edbm.mg en pièce jointe, et dont l’objet du mail s’intitule : CONCOURS POUR LA CRÉATION DU LOGO DE LA NOUVELLE BOITE A OUTILS « E-TOOLIA »”.

 

Les informations suivantes doivent être inscrites dans le corps du mail:

  Nom

  Prénom

  Date de naissance

  N° de la Carte d’Identité Nationale

  Numéro de téléphone

Commentaires concernant la/les photo(s) ou notice expliquant les intentions du candidat par rapport à sa création.

 

Le lauréat acceptera toute modification et/ou adaptation estimé nécessaire par l’EDBM, pour l’utilisation du logo sur différents supports.

Les logos produits ne doivent comporter aucun élément contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs.

 

Article 4. Contraintes techniques

Le nouveau logo est destiné à être utilisé au sein de la nouvelle boîte à outils « E-TOOLIA » et sur tous les supports de communication étant conjointement rapportés à cette plateforme numérique.

 

Les logos proposés devront respecter les contraintes suivantes :

  •   la mention des noms est interdite (nom, initiale, ou toute marque reconnaissant l’auteur);
  •   Le nom « E-TOOLIA » et/ou des initiales le définissant doivent y apparaître (majuscules et minuscules restent libres d’utilisation);
  •   Les  éléments  caractéristiques illustrant le contexte de la création de cette plateforme doivent également y figurer ;
  •       Il est interdit de détourner un logo, une marque, un personnage ou tout autre élément non libre de droit.

 

Fiche technique:

Les logos envoyés par courrier électronique devront respecter les exigences suivantes:

  •   résolution: 300 dpi minimum,
  •   taille du logo : au minimum 5 x 5 cm et maximum 20 x 20 cm,
  •   formats d’image: format vectorisé dans l’idéal ou jpeg, jpg, bmp, png. Le projet doit pouvoir être reproduit et imprimable.

 

Article 5. Droit d’auteur

Tout participant au concours reconnaît qu’il en est l’auteur unique et certifie que sa proposition de logo ne porte pas atteinte aux droits de tiers et ni ne viole aucun droit.

Le participant accepte que les droits d’auteur du logo qu’il a produit dans le cadre de ce présent concours soient transférés, à titre exclusif et gratuit, à l’EDBM.

Ainsi, le participant autorise l’organisateur à exploiter le logo. Le gagnant devra remettre le fichier source à l’EDBM en version numérique.

Le participant accepte expressément que   le   logo   soit   éventuellement modifié, recadré et/ou accompagné de commentaires écrits. Le participant renonce à réclamer une rémunération du fait de son utilisation.

En  participant  au  concours,  le  candidat  autorise  la  publication  de  ses  logos,  sans  réclamer de participation financière, pour toutes les opérations liées au présent concours : diffusion, reproduction, exposition et publication à des fins non commerciales.

 

 

 

 

Article 6. Critères de sélection

Chaque logo sera examiné sur la base des critères suivants :

– la mise en valeur de la boîte à outils et son concept sur le logo ;

– la qualité visuelle (graphisme, couleurs et police de caractères) ;

– la possibilité de l’adapter sur les différents supports ;

– l’originalité de la conception ;

Article 7. Composition du Jury

Les membres du jury seront composés de l’Ambassadeur de Suisse, du Secrétaire Général de FIVMPAMA (Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy), du Directeur de la Promotion de l’Entrepreneuriat (DPE), du Directeur Général de l’EDBM, d’un représentant du département IM (Investment Manager).

La décision des jurys ne pourra faire l’objet d’un quelconque appel.

Les propositions de logo envoyées par les participants ne leur seront pas restituées. L’EDBM s’engage à n’en faire aucun usage.

 

Article 8. Délibérations

Le logo gagnant désigné par le jury fera l’objet d’une publication sur la page Facebook et Linkedin de “l’Economic Development Board of Madagascar” après la date de clôture du concours, soit après le 4 décembre 2020.

Le résultat sera publié le 15 décembre 2020 sur les pages officielles de l’EDBM dans les réseaux sociaux (linkedin et facebook).

 

 

 

Article 9. Prix

Le lauréat sera récompensé d’une montre swatch édition limitée Suisse. 

 

Article 10. Modification Du Concours

L’Economic Development Board of Madagascar, organisateur, se réserve le droit de modifier, prolonger, suspendre ou annuler le concours sans préavis, notamment en cas de force majeure. Sa responsabilité ne pourra alors   en   aucun   cas   être   engagée   et   aucun   dédommagement   ne   pourra   être   demandé par les participants.

Des additions, des modifications de ce règlement peuvent éventuellement être publiées. Elles seront considérées comme les annexes du présent règlement. L’organisateur se réserve dans tous les cas la possibilité de prolonger la période de participation ou de reporter toute date annoncée.

 

Article 11 – Limite des responsabilités

L’EDBM ne pourrait être tenue pour responsable suite à tout problème lié au déroulement   du concours qu’il s’agisse d’une erreur humaine, de problème informatique, technologique ou de quelque autre nature.

Par  ailleurs,  l’EDBM  ne  saurait  être  tenu  pour  responsable  du  non-respect  du  droit  à  l’image par le créateur. A ce titre, tous les éventuels paiements ou recours en justice seront intégralement à charge du créateur.

De façon générale, le créateur garantit l’EDBM contre tout recours, action ou réclamation que pourrait former,  à  titre  quelconque,  tous  tiers,  et  plus  généralement  au  titre  de  toutes  les  garanties et engagements pris dans le cadre du présent règlement. Il s’engage à dégager l’organisateur de toute responsabilité en cas de réclamations émanant de tiers du fait de contrefaçon, de copyright ou de la violation des droits d’exploitation ou de propriété, quelle qu’en soit la nature.

 

Recrutement de stagiaires

L’EDBM recherche des stagiaires pour la direction de la Communication et des Relations Corporate.

Les stagiaires recherchés sont les suivants :

  • 1 stagiaire graphiste
Sous la responsabilité du Marketing Manager et en appui à l’infographiste, votre mission sera d’assister le graphiste dans la création de visuels, infographies, pictogrammes et autres médias. Vos créations apparaitront sur le site internet et les réseaux sociaux de l’EDBM.
Profil
Bonne connaissance des outils de création graphique : Illustrator, Photoshop, Indesign
Connaissance de Canva serait un plus
Créativité et force de proposition seront des qualités appréciables
Postuler
Envoyez vos CV et portfolio à l’attention de Monsieur le Directeur des Relation Corporate et Communication, à l’adresse email: communication@edbm.mg, au plus tard le vendredi 12 février.
  • 1 stagiaire rédactrice web (économie)

Vos missions
Rédaction d’articles et de dépêches pour le site internet et nos réseaux sociaux sur les thèmes économie : tourisme, textile, agribusiness, Tic, statistiques & données économiques

Rédaction de contenus pour l’optimisation du site.
Possibilité d’effectuer des reportages et interviews vidéo (encadrement et formation par la rédactrice en chef du pôle édition).

Profil recherché
Étudiant en école de journalisme (Licence / Master) ou école de communication.
Connaissance des formats d’écritures journalistiques dédiées au web.
Connaissance en SEO

  • 1 stagiaire Responsable Développement
Votre mission sera d’accompagner et de soutenir le Digital and Multimedia Communication Officer dans la promotion et prospection des potentiels projets et offres à venir.
Vos missions
Vous serez en charge :
  • Gérer les bases de données ;
  • Envoyer des newsletters de relance ;
  • Faire des relances téléphoniques ;
  • Assurer la gestion des portefeuilles de projets ;
  • Accompagner le chargé lors des prospections clients ;
  • Faire des CR de réunions ;
  • Insérer les supports digital / print des annonceurs ;
  • Gérer les fiches clients dans document CRM.
Compétences
  • Bonne élocution en français et en malgache ;
  • Sens du relationnel ;
  • Organisation ;
  • Dynamique ;
  • Maîtrise du pack office : excel, power point, word

Durée : 3 à 6 mois

ACO 06-2020Fournitures de produits d entretien (à commande)

The potential of pharmaceutical industry in Madagascar

In Madagascar, pharmaceutical industry is expanding. The country has the potential to emerge the sector through a rich biodiversity in medicinal plants, a favorable economic environment with the future Industrial Emergence Zones and access to African regional markets (COMESA, SADC, COI, ZLEC) offering preferential access to more than 900 millions of consumers.

Between 2003 and 2013, the sector is growing exponentially in Africa, reaching 20, 8 billion USD. While only 3% of global production of medicines comes from African continent, the market value will reach 40 to 65 billion USD throughout this year (2020) according to McKinsey & Company.

Madagascar can succeed as long as a disparity exists within African market. In fact, the two largest drug manufacturers in Africa which are South Africa and Morocco are 80% self-sufficient in pharmaceutical needs, while the rest of African countries import 99% from abroad. This trade deficit is important in Madagascar since import volume reached 146.414 million USD in 2019 and 146.200 million USD of trade balance. The Big Island imports the most in India and China for respective values of 33.154 million USD (22,6%) and 27.948 million USD (19,1%).
Around 1985, there were three pharmaceutical industries in Madagascar: OFAFA, RATHERA and FARMAD. Later, laboratories developing plant-based products emerged and were recognized as being of public utility such as the Malagasy Institute of Applied Researches. Furthermore, about thirty distributor chains are emerging in the capital city to provinces. The Managing Director of Sopharmad s.a , Andry Rabemanantsoa, one of the main wholesale distributors coined : “ Specialties represent more than 60% of our turnover, 30% of quality generic and 10% of parapharmacy”. With the big pharma circle (Sanofi, GSK…), the brand also works with specialties of platform that are not marketed in Madagascar.
In this context, promoting national industry of pharmacies is essential to ensure Madagascar’s self-sufficiency in medicines and to improve exports through African market opportunities.

Launching the Pharmalagasy

The Initiative for the Emergency of Madagascar by which the implementation is expressed through the Emergency Plan of Madagascar has made the pharmaceutical industry as part of the main axes of industrialization. Thus, the President Andry Rajoelina has recently launched the building of pharmaceutical factory.

Formerly « Orinasa Fanamboarana Fanafody OFAFA, the modern Pharmalagasy has been equipped by the Malagasy State and located at Tanjombato (southern part of Antananarivo) including an administrative building, a production building, an exhibit hall and a storage area. By renovating the former building, the new government strategy values indeed a large number of existing industrial structures over the country.


With a capacity to produce 15 thousand capsules and 240 flasks per minute, the factory has been equipped by a material of hundred tons. It has been made in China with a German brand, a guarantee of quality in compliance of international standard promoting modernity and high technology.

A manufacturing factory accounting standards GMP/FDA is a major need for Malagasy pharmaceutical industry to facilitate product exports” pointed out by Charles Andrianjara, the IMRA Managing Director .

For the moment, the factory is focusing on the galenic formulation and the conditioning of CVO+ product, discovered by IMRA to treat COVID19. For in vivo/in vitro tests, Pharmalagasy will be supplied by the National Center of pharmaceutical research application (CNARP).

The factory would uphold eco responsible standards in collaboration with Adonis. Pharmalagasy will recruit 80 people while 1/3 are hired including ethical standards”, quoted by Pierre Raoelina, the Managing Director of Pharmalagasy.

A part from CVO+, the Pharmalagasy plans to produce 12 other types of medicines within 3 years, to treat chronical and or endemic diseases such as diabetes, asthma, malaria… Valuing the competency of Malagasy researchers, the General Director of presidential projects, Holijaona Rabaona emphasized: “Pharmalagasy would especially focus on and produce herbal medicines” and the Economic mediator, Michel Domenichini Ramiaramanana added: “We go through an experience that should lead us to lessen poverty. To succeed we must export.

Valuing local production

Medicines sold in African continent are among the most expensive in the world due to logistic costs and other intermediate factors. These expenses can be up to 90% of price to consumers, against 2 to 24% for countries in the Organization of Economic Development and Cooperation. Local industry settlement would considerably reduce the products cost and meet the needs of all grants. The medicine quality is reconsidered whether supply chains are fragmented. This issue afflicting many African countries would heavily increase counterfeiting rates. A local production supported by the public institutions would allow more traceability.

At the Malagasy administration level, improvements have been made to value local production. Any application to open a manufacturing facility should include a file proving that the manufacturer will comply with government-recognized good manufacturing practices. The authorization is issued by the Ministry of Health after the joint notice from the Ministry of Trade, the Ministry of Environment and The Ministry of Water. In addition to the marketing authorization granted by the Agency of Medicine in Madagascar, the distribution requires the file review and the decision of the National commission of Medicine Registration. “In fact, guarantee for quality should be both for import and local products” explained by Hanitra Ratsimbazafimahefa, Director of AgMed (DAMM) in the Ministry of Public Health in Madagascar and Nicole Mahavany, Director of Pharmacy, Laboratories and Traditional medicine in the Ministry of Public Health in Madagascar, then they specified: « However, registration fees are significantly lower than of import medicines to promote national companies ». According to AgMed, the rights for file investigation in order to get an AMM cost 200€ for import medicines and 164.000 Ariary (about 36€) for local ones

On another note, wholesale distributors are equally the links to indispensable certifications for consumer security. “ I have worked for 13 years in the world of pharmacy in Europe and visited more than 4 laboratories GMF/FDA and there are many improvements to do. Since 2016, we decided then not to dispatch laboratories, possessing a valid AMM in Madagascar but are not yet certified GMF/FDA” proclaimed by Andry Rabemanantsoa

Non chemical and generic medicines potential

The alternative medicines or non-chemical drugs are highly developed in Madagascar thanks to the biodiversity and the traditional medicine inheritance. They offer considerable investment potential. According to Market Research Future (MRFR) the world market of herbal medicines would be valued to more than 129 billion USD by 2023. It would come with an average growth of 5, 8% a year. In Madagascar, this trend is confirmed by the increasing demand of essential oils mainly in the United States and the European Union.The abundance of our natural resources is one of our major assets” approved by Charles Andrianjara

Investing in generics is beneficial in terms of production costs by affecting consumers’ costs. Once the producing license is over (20 years), the drug can be copied by other pharmaceutical industries reducing the cost and the time to secure the AMM, thereby generics are far less expensive to produce.

Generic marketing is up to 30% cheaper than original medicine. This will drive the laboratory to trade the original medicine price aligned with the generics. Theses copies respect all of the quality standards as for the original despite the cheaper costs which make them very attractive on the African market.
These copies should nevertheless be of « high quality generics” with GMP/FDA standards. The process can be costly and last up to 2 years for designing with a minimum bio equivalence of 95%. However, in the developing markets “only quality generics could meet the medicine needs of consumers and be affordable for all” told Andry Rabemanantsoa.

The future through the pharmerging-s

Referring to large African producers in pharmacy, Madagascar can benefit from the growing opportunities of pharmergings. Along with demographical growth, pharmaceutical products consumption in emerging countries rapidly increase. Giant industries like Sanofi benefit more than 33% of sales in emerging countries compared to 24% in Europe. The greatest growth of pharmaceutical industry is expected in these countries for 2022.
These growths come from the increasing health care spending from chronical diseases and the presence or not of endemic tropical diseases. In Africa, health cares are 60% out of individual income according to World Bank. In addition to the emerging of coronavirus, the demands would be fostered. “Lately the sector is put forward since the medicine needs are tremendous in Madagascar” certified by Charles Andrianjara. He added: “Plus, for the last ten years the prevalence of dangerous and chronical disease, such as cancer or high blood pressure and diabetes has developed

This market would be more attractive for foreign investments thanks to local competences. “The technical capacity is one of our key assets in medicine. There are 100% of Malagasy researchers working for IMRA” said Charles Andrianjara. Pierre Fabre laboratories took advantage of this opportunity to invest for building and equipping of the Faculty of Pharmacy in November 2018. It would strengthen the local workforce and capacity within the field by which the French laboratory would contribute to the inflow of other investors of the sector.

However, Madagascar benefits from the regional free trade agreements as a member of the SADC and the COMESA referring to nearly 900 million potential consumers. At the international level, it has access to the American market through the African Growth Opportunities Act AGOA, the European market through the agreement on economic partnership (APE) and to many other countries which had entitled it for generalized system of preferences GSP. Delighting to attract FDI “there would be institutional changes according to the investment project type” certified by Holijaona Rabaona. These changes would be among the Industrial Emergency Zones IEZ

The construction of Pharmalagasy represents a first step to develop health industrialization, one of the key pillars for the emergency of Madagascar…

 

* Good Manufacturing Practices/Food and Drug Administration

L’industrie pharmaceutique à Madagascar, facteur d’émergence

© Présidence de la République de Madagascar

À Madagascar, l’industrie pharmaceutique demande à être développée. Le pays dispose du potentiel pour faire émerger le secteur par l’existence d’une biodiversité riche en plantes médicinales, un environnement économique favorable avec la mise en place de futures Zones d’émergence industrielles, et l’accès aux marchés régionaux africains (COMESA, SADC, COI, ZLEC) qui offrent un accès préférentiel à plus de 900 millions de consommateurs.

Entre 2003 et 2013, le secteur connaît une croissance exponentielle en Afrique en atteignant 20,8 milliards USD.  Et bien que seulement 3% de la production mondiale de médicaments provient du continent africain, le marché atteindra une valeur de 40 à 65 milliards USD au cours de cette année (2020), selon McKinsey & Company.

Madagascar peut tirer son épingle du jeu dans la mesure où une disparité existe au sein du marché africain. En effet, l’Afrique du Sud et le Maroc, les deux plus grands fabricants de médicaments en Afrique, sont à 80% auto-suffisants en besoins pharmaceutiques, tandis que le reste des pays africains importe de l’étranger à 99%. Ce déficit commercial est considérable à Madagascar puisque le volume d’importation en 2019 est de 146.414 millions USD, avec une balance commerciale de -146.200 millions USD. Les pays d’où la Grande-île importe le plus sont l’Inde et la Chine, pour des valeurs respectives de 33.154 million USD (22,6%) et de 27.948 millions USD (19,1%).

Vers les années 1985, il n’existait que trois industries pharmaceutiques à Madagascar : OFAFA, RATHERA et FARMAD. Plus tard, des laboratoires élaborant des produits à base de plantes ont émergé et ont été reconnus d’utilité publique telle que l’Institut Malgache de Recherches Appliquées (IMRA). Par ailleurs, une trentaine dechaînes de distributions, s’occupant de la promotion des médicaments et de leur fourniture jusqu’aux consommateurs ont fait surface dans la capitale et en provinces. Le Directeur Général de Sopharmad s.a, un des principaux grossistes répartiteursen pharmacie, Mr Andry Rabemanantsoa précise : « Les spécialités représentent plus de 60% de notre chiffre d’affaire, les génériques de qualité 30% et la parapharmacie 10%. »En plus du cercle des “big pharma” (Sanofi, GSK…), l’enseigne travaille également avec des plateformes de spécialités qui ne sont pas promues à Madagascar.

Dans ce contexte, la promotion d’une industrie pharmaceutique nationale s’avère vitale afin d’assurer l’autosuffisance de Madagascar en médicaments et de booster les exportations grâce aux opportunités offertes par le marché africain.

 
© Présidence de la République de Madagascar

 

Le Gouvernement Malagasy lance Pharmalagasy

L’Initiative pour l’Emergence de Madagascar (IEM) dont le cadre de mise en œuvre s’exprime à travers le Plan Emergence de Madagascar (PEM) placent l’industrie pharmaceutique parmi les axes principaux de l’industrialisation de la Grande Ile. Ainsi, le Président Andry Rajoelina a-t-il récemment donné le coup d’envoi pour la construction de l’usine pharmaceutique Pharmalagasy.

© Présidence de la République de Madagascar

Anciennement “Orinasa Fanamboarana Fanafody (OFAFA)”, Pharmalagasy, une usine ultra moderne a été équipée par l’État malgache. Le site, sis à Tanjombato (partie Sud de la Capitale Antananarivo) comprendra un bâtiment administratif, un autre de production, un hall d’exposition et une zone de stockage. En rénovant, l’ancien bâtiment de l’OFAFA, la nouvelle stratégie étatique est en effet de valoriser les structures industrielles déjà existantes et très nombreuses dans le pays.

Avec une capacité de production de 15 mille gélules et 240 flacons par minute, du matériel d’une centaine de tonnes équipe l’usine. Promouvant la modernité et le high-tech, le matériel a été fabriqué en Chine et de marque allemande, un gage de qualité et de respect des normes internationales.

« Une usine de fabrication respectant les normes  GMP/FDA est un besoin majeur de l’industrie pharmaceutique malgache. Cela est nécessaire pour faciliter l’exportation des produits. » tient à préciser Charles Andrianjara, Directeur Général de l’IMRA.

Pour le moment, l’usine se concentre uniquement sur la mise en forme galénique et les conditionnements du CVO+, produit découvert par l’IMRA pour traiter le COVID19. Pour les tests invivo/invitro, Pharmalagasy sera aidé du Centre National d’Application de Recherche Pharmaceutique (CNARP).

« L’usine compte respecter les normes écoresponsables en traitant tous ses déchets en collaboration avec Adonis. Pharmalagasy prévoit de recruter 80 personnes dont 1/3 sont déjà embauchées, sans oublier les normes d’éthique » indique Pierre Raoelina, le Directeur Général de Pharmalagasy.

À part le CVO+, Pharmalagasy projette de produire, d’ici 3 ans, 12 autres types de médicaments traitant des maladies chroniques et/ouendémiques comme le diabète, l’asthme, le paludisme….Valorisant les compétences des chercheurs malgaches, « Pharmalagasy se focalisera sur les médicaments à base de plantes et produira des spécialités. »précise Holijaona Rabaona, de la Direction générale des projets présidentiels. «  Nous sommes dans une expérience qui doit nous conduire dans l’atténuation de la pauvreté. Pour réussir, l’exportation est impérative. » ajoute Michel Domenichini Ramiaramanana, Médiateur économique.

Valoriser la production locale

Les médicaments vendus sur le continent africain figurent parmi les plus chers au monde, à cause des frais de logistiques et autres facteurs intermédiaires. Ces dépenses peuvent représenter jusqu’à 90% du prix au consommateur, contre 2 à 24% pour les pays de l’Organisation de Coopération de Développement Économique (OCDE). L’installation d’une industrie locale réduirait considérablement le coût des produits, et satisferait les demandes de toutes les bourses. La qualité des médicaments est aussi remise en question si les chaînes de logistiques sont fragmentées. Ce problème dont souffre beaucoup de pays africains augmente gravement le taux de contrefaçon. Une production locale qui plus est, appuyée par les institutions publiques, permettra plus de traçabilité.

© Présidence de la République de Madagascar

Au niveau de l’administration malgache, des améliorations ont été effectuées pour valoriser la production locale. Toute demande d’ouverture d’un établissement de fabrication doit comporter un dossier prouvant que le fabricant respectera les bonnes pratiques de fabrication reconnues par le gouvernement. L’autorisation est délivrée par le Ministère chargé de la Santé après avis conjoints du Ministère chargé du Commerce, du Ministre chargé de l’Environnement et du Ministère chargé de l’Eau.  Pour la distribution,en plus d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) octroyée par l’Agence du Médicaments de Madagascar (AgMed),une instruction d’un dossier et décision d’une Commission Nationale de l’Enregistrement des Médicaments sont nécessaires. « En effet, la garantie de la qualité doit être aussi bien pour les produits importés que les produits fabriqués localement. », expliquent Hanitra Ratsimbazafimahefa, Directeur de l’AgMed (DAMM) au Ministère de la Santé Publique de Madagascar et Nicole Mahavany, Directeur de la Pharmacie, des Laboratoires et de la Médecine Traditionnelle au Ministère de la Santé Publique de Madagascar.« Par contre, les redevances d’enregistrement sont nettement inférieures à celles des médicaments importés pour favoriser les sociétés nationales. » précisent-elles. Selon l’AgMed, les droits d’études de dossiers pour obtenir une AMM sont de 200€ pour un médicament étranger et de 164.000 Ariary (36€ environ) pour celui fabriqué localement.

Par ailleurs, les grossistes répartiteurs sont également des maillons de certifications incontournables, pour la sécurité des consommateurs. “J’ai travaillé plus de 13 ans dans le monde pharmaceutique en Europe et visité plus de 4 laboratoires GMP/FDA, et les améliorations à faire sont encore très nombreuses. Nous avons ainsi décidé depuis 2016, de ne pas distribuer des laboratoires, pourtant en possession d’AMM valide à Madagascar, mais ne sont pas certifiés*GMP/FDA.” déclare Andry Rabemanantsoa.

Médicaments “non chimiques” et génériques, des potentiels à exploiter

Très développé à Madagascar, notamment grâce sa grande biodiversité et son héritage en médecine traditionnelle, les médicaments alternatifs ou “non chimiques” renferment un grand potentiel d’investissement. Selon Market Reaserch Future (MRFR), le marché mondial des médicaments à base de plantes aurait une valeur de plus de 129 milliards USD d’ici 2023. Ce poids s’accompagnerait d’une croissance moyenne de 5,8% par an. À Madagascar, cette tendance se confirme déjà par la demande en huiles essentielles toujours croissante, surtout par les États-Unis et l’Union Européenne. “L’abondance de nos ressources naturelles est un de nos atouts majeurs. “confirme Charles Andrianjara.

Quant aux génériques, l’avantage d’y investir réside dans leurs coûts de production, impactantles coûts à la consommation. À la fin de son brevet de production (20 ans), le médicament peut être copié par d’autres industries pharmaceutiques. Déjà étudié et testé par son premier laboratoire de production, l’obtention d’AMM s’en trouve réduit en coût et en temps d’obtention. Les génériques sont ainsi beaucoup moins chers à produire.

Arrivé sur le marché, un générique est jusqu’à 30% moins cher que le médicament original. L’arrivée en pharmacie d’un générique pousserait d’ailleurs le laboratoire commercialisant le princeps (médicament original) à aligner ses prix sur celui du générique.Et même moins chères, ces copies respectent toutes les normes de qualité et d’efficacité de l’original. Ce qui les rendent très attractifs sur le marché africain.

Il faut toutefois noter que ces reproductions doivent être des “génériques de qualité“, respectant les normes GMP/FDA. Le processus peut être coûteux et durer jusqu’à deux ans pour la conception, pour un minimum de 95% de bioéquivalence avec la spécialité. Mais s’adaptant aux marchés en voie de développement,“seuls les génériques de qualité pourront satisfaire les besoins en médicament srespectueux du consommateur, tout en permettant l’accessibilité pour tous!”.soutien Andry Rabemanantsoa.

Les “pharmerging-s”, l’avenir de l’industrie pharmaceutique

À l’instar de gros producteurs pharmaceutiques africains, Madagascar bénéficie des opportunités de croissance des pharmerging-s. Parallèlement à la croissance démographique, la consommation des produits pharmaceutiques dans les pays émergents augmente rapidement. Des géants de l’industrie pharmaceutique comme Sanofi, profitent de plus de 33% de leurs ventes dans les pays émergents, contre 24% en Europe. La plus forte croissance de l’industrie pharmaceutique à l’horizon 2022 est ainsi attendue au sein de ces pays.

Ces croissances s’expliquent par ailleurs, par l’augmentation des dépenses en soins de santé, due aux poids des maladies chroniques et à la présence de maladies tropicales endémiques ou non. En Afrique, les soins de santé représentent en effet jusqu’à 60% du revenu individuel, selon la Banque Mondiale. De plus, l’émergence d’une nouvelle maladie comme le coronavirus stimulera encore plus les demandes. “ Le secteur a été mis en avant dernièrement parce que les besoins en médicaments sont énormes à Madagascar.” confirme, Charles Andrianjara, “ De plus, ces dix dernières années, la prévalence des maladies dangereuses et chroniques telles que le cancer, l’Hyper Tension Artérielle et le diabète augmente.” ajoute-t-il.

© Présidence de la République de Madagascar

Ce marché serait d’autant plus attractif aux investissements étrangers grâce aux compétences locales.Notre capacité technique est une partie de notre atout majeur dans  l’industrie du médicament. À l’IMRA, 100% de nos chercheurs sont malgaches.” souligne Charles Andrianjara. Sentant cette opportunité, les laboratoires Pierre Fabre ont investi, en novembre 2018 et à travers sa fondation, dans la construction et l’équipement de la Faculté de Pharmacie, à l’Université d’Antananarivo. Renforçant ainsi les capacités et les effectifs locaux dans le domaine, le géant pharmaceutique français contribuera à l’afflux d’autres investisseurs du secteur.

Par ailleurs, Madagascar bénéficieau niveau régional d’accords de libre-échange, en étant membre de la SADC et de la COMESA. Ce qui représente près de 900 millions de consommateurs potentiels. Au niveau international, la Grande-île a accès au marché américain à travers l’African Growth Opportunities Act (AGOA), européen grâce à l’Accord de Partenariat Économique (APE) et dans plusieurs pays qui lui ont accordé unSystème Généralisé de Préférences (SGP).

Dans le désir d’attirer les IDE, « il y aura des ajustements institutionnels selon la nature du projet d’investissement. », selon Holijaona Rabaona. Ces ajustements seront en vigueur au sein des nouvelles Zones d’Emergence Industrielle (ZEI).

La construction de Pharmalagasy constitue un premier pas vers le développement de l’industrialisation du secteur de la santé, un pilier important pour l’émergence de Madagascar…

 

* Good Manufacturing Practices/Food and Drug Administration

Sources :
Fondation Pierre Fabre
Agence Ecofin
Afrika tech
McKinsey & Company
L’Express de Madagascar
Sopharmad s.a Madagascar
IMRA
Ministère de la Santé Publique de Madagascar
TradeMAp
APPEL A SOUMISSION DE PROJET – sélection de projets prometteurs dans le domaine de l’energie solaire en vue de leur soutien

APPEL A SOUMISSION DE PROJET

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Sélection de projets prometteurs
dans le domaine de l’énergie solaire en vue de leur soutien

En tant qu’Agence de Promotion des Investissements (API), l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) s’est fixé pour objectifs de renforcer la compétitivité du secteur privé malgache, d’accroître l’Investissement Étranger Direct (IED), d’élaborer et recommander des mesures incitatives liées aux investissements privés à Madagascar et d’accompagner les investisseurs dans leurs démarches d’implantation.

La Gesellschaftfür Internationale Zusammenarbeit (GIZ) par le biais du Projet d’Electrification par les Energies Renouvelables (PERER), appuie le secteur de l’énergie notamment dans l’amélioration des conditions-cadres pour les investissements publics et privés dans l’électrification par les sources d’énergies renouvelables (EnR).

L’EDBM et la GIZ invitent les promoteurs de projet dans la production d’énergie électrique valorisant la technologie de l’énergie solaire portant sur une puissance entre 1.9MW à 5MW à soumettre leur dossier de projet.

Les soumissionnaires ayant présenté les meilleurs projets, à l’issue d’un processus de sélection recevront des recommandations en vue de l’optimisation de leur offre. Ils seront ensuite appuyés par l’EDBM dans la diffusion et la présentation de dossier auprès des investisseurs potentiels.

Le dossier complet de l’appel à soumission de projet pourra être obtenu sur demande par voie électronique à assistenergie.edbm@gmail.com

Les demandes d’informations complémentaires pourront être faites en appelant au + 261 34 84 670 08 

La lettre de réponse à l’Appel à Soumission de Projet (ASP) ainsi que le document de projet contenant les études technico-financières, accompagnées des pièces justificatives doivent être envoyés ou déposés à l’adresse indiquée ci-après au plus tard le 30 septembre 2020 en mentionnant la référence: « Sélection de projets prometteurs dans le domaine de l’énergie solaire ASP 01-2020/EDBM/GIZ. »

Economic Development Board of Madagascar,
Immeuble EDBM, Avenue Gal Gabriel RAMANANTSOA
Antaninarenina -101 – Antananarivo
Madagascar

Tous les dossiers remis, qu’ils soient sélectionnés ou pas reviennent complètement à la propriété des soumissionnaires et sont totalement confidentiels. Tout processus de diffusion à l’initiative de l’EDBM/GIZ sera soumis à une autorisation préalable des soumissionnaires.

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